Le jour tant redouté était donc arrivé. Nous venions de vivre nos derniers jours au Canada et le temps avait filé bien trop vite. Nous étions prêts, bagages bouclés et bien chargés, il ne nous restait plus qu’à aller à l’aéroport. Nous avions un peu de stress et d’appréhension malgré tout. Le souvenir du voyage aller était encore vif dans nos mémoires. On espérait un voyage bien plus calme pour le retour. Mais les circonstances et nos nombreux bagages nous stressaient légèrement.
Nous étions prêts à l’avance et nous attendions le retour de Ken en ce mardi 8 septembre. Nous voulions lui dire au revoir et le remercier pour sa générosité avec nous. Il est arrivé vers 15h et il nous a confirmé ce qu’il nous avait annoncé le matin. Il ne pourrait malheureusement pas aller nous conduire à l’aéroport. Mais il avait une solution pour nous. Prendre notre future ex voiture, se garer dans le parking d’un hôtel qu’il connaît bien non loin de l’aéroport et utiliser leur navette pour nous conduire jusque là. Il s’occuperait alors d’aller rechercher la voiture avec notre autre jeu de clé. Après avoir discuté un peu, il était temps de charger la voiture et de partir. Les adieux ont été difficiles et en démarrant la voiture, on s’est rendu compte que c’était vraiment terminé.
Il nous fallait cependant faire quelques arrêts, nous nous sommes arrêtés pour acheter des masques chirurgicaux, au cas où nous serions obligés d’en avoir un comme ça et pas un en tissus. On a remis de l’essence dans la voiture et puis nous sommes arrivés à Montréal en pleine heure de pointe. Nous avions quelques affaires à donner et nous avons donc dû passer par un centre de don. Ça a mis un temps fou de sortir de l’autoroute et d’aller jusque là. Il a fallu ensuite reprendre l’autoroute ce qui n’était pas simple et se rendre vers l’hôtel. Il pleuvait légèrement et Thomas est allé à la réception de l’hôtel. Malheureusement les navettes n’étaient pas disponibles à cause de vous savez quoi mais ils ont été supers gentils et ont appelé un taxi pour nous. Il est arrivé dans les 5 minutes. Résultat on était à 18h20 à l’aéroport soit 3h30 avant le décollage.
La première chose qui nous a surpris c’était de voir à quel point l’aéroport était vide. Il n’y avait vraiment pas grand monde. On est allé vers l’enregistrement de bagages et on est passé presque tout de suite. Nos bagages pesaient chacun un peu plus de 22 kilos! Ouf la limite était à 23… On continue notre chemin pour passer les portiques de sécurité. Ils nous font ouvrir nos deux valises à roulettes mais encore une fois il n’y a pas grand monde. Ils ont l’air de s’ennuyer un peu et font des blagues avec nous. Même chose au détecteur de métaux. On arrive à notre porte d’embarquement il est 18h45! Ça été vraiment très vite. Nous attendons gentiment avec notre masque que nous avons à la bouche depuis notre entrée dans le taxi. Vers 20h on commence à avoir faim mais il n’y a pas grand chose ouvert. On finit par trouver quelque chose mais c’est plutôt cher. Ensuite ils vérifient la taille de nos bagages et puis nous nous pouvons embarquer. Ils nous appellent par groupe. D’abord le fond de l’avion et ainsi de suite.

Lever de soleil depuis l’avion
Nous sommes dans l’avion bien à temps. L’avion en lui-même n’est pas rempli à moitié. Il n’y a de nouveau pas grand monde. Il est plus petit qu’à l’aller et un peu moins confortable. Nous décollons à l’heure prévue et après le petit décollage qui fait toujours son effet, nous nous installons pour 6h30 de vol. On joue un peu puis on regarde des films. Lucie finit par s’endormir devant le premier. Quelques heures plus tard on admire le lever du soleil depuis l’avion ! C’est vraiment incroyable… Finalement le vol se passe sans encombre et nous atterrissons à Paris. Tout va de nouveau assez vite et nous récupérons nos bagages avant de prendre le chemin de la gare. Il est 11h à Paris mais au Canada il est plutôt 5h du matin le choc est rude. On prend nos billets de train et on attend. Une amie de Lucie passe nous faire coucou un peu avant notre montée dans le train. C’est cool de la voir mais un peu étrange avec les masques et la distance. A Paris il y a beaucoup plus de monde et on le ressent aussi on montant dans le train. Il est rempli. Le trajet met un peu plus de deux heures et nous dormons un peu dans le train. Nous arrivons à Bruxelles à 15h15. Finalement nous n’avons eu aucuns soucis avec le trajet! La maman de Lucie nous retrouve à la gare toute heureuse. Nous on est crevé et complètement déphasé avec le voyage qui a mis 15h. Le masque que l’on porte depuis le matin, on a changé à Paris, nous donne chaud mais bon on est arrivé. Nous sommes bien vite à Dilbeek où nous pouvons nous poser.
Cette fois pas d’accident, pas trop de stress et pas de retard. Tout s’est bien passé. Nous devons maintenant nous maintenir en quarantaine avant de pouvoir reprendre un semblant de vie sociale. Le Canada nous semble bien loin…

On est bien fatigués à l’arrivée 
Tintin retrouve le sol belge